Une cloison bois coûte entre 60 et 120 € le m² posée, et une version simple se monte en un week-end quand on est un peu bricoleur. C’est une bonne réponse pour créer un coin bureau, isoler une entrée ou couper une grande chambre en deux, à condition de savoir ce qu’on en attend : séparer la vue, la lumière ou le bruit.
En résumé
- Trois grandes familles : la cloison pleine sur ossature, la cloison ajourée en tasseaux et le claustra amovible.
- Prix indicatif : 30 à 80 € le m² en fournitures seules, 60 à 120 € le m² pose comprise.
- L’ossature se monte avec des montants tous les 60 cm environ, 40 cm sous un lambris fin.
- Sans isolant dans le vide entre les deux parements, une cloison bois arrête mal le bruit.
- Une cloison non porteuse à l’intérieur ne demande pas d’autorisation d’urbanisme, mais toucher à un mur porteur impose un professionnel.
Cloison bois pleine, ajourée ou claustra : trois façons de séparer
Le mot recouvre des ouvrages très différents. Avant de comparer les prix, il faut choisir le type, car c’est lui qui fixe le budget, le temps de montage et le niveau d’intimité.
La cloison pleine sur ossature
C’est un vrai mur léger : une ossature en bois fixée au sol et au plafond, habillée sur les deux faces de lambris, de panneaux OSB, de contreplaqué ou de plaques de plâtre. Elle coupe la vue, peut recevoir une porte et accueillir un isolant. C’est la bonne option pour créer une chambre ou un bureau fermé.
La cloison ajourée en tasseaux
Des tasseaux verticaux espacés de quelques centimètres, fixés entre une lisse basse et une lisse haute. La lumière passe, la pièce reste ouverte, mais l’espace est délimité. On la voit souvent pour marquer une entrée ou séparer la cuisine du séjour. Notre article sur les façons de séparer la cuisine du salon compare d’ailleurs cette option à la verrière ou à l’îlot.
Le claustra ou paravent
Des modules prêts à poser, autoportants ou fixés par simple pression entre sol et plafond. Aucun perçage lourd, on le déplace en cas de déménagement. C’est la solution des locataires, mais elle ne coupe ni le bruit ni complètement la vue.
Quel bois et quel parement pour une cloison en bois ?
Pour l’ossature, le sapin ou l’épicéa raboté suffisent à l’intérieur, en section 45 x 70 mm ou proche pour une hauteur sous plafond classique de 2,50 m. Achetez du bois sec et stocké quelques jours dans la pièce avant le montage, pour qu’il se mette à la température et à l’humidité du logement. Un bois humide se tord en séchant et fait bouger la cloison.
Le parement fait le style :
- le lambris en pin ou en sapin, économique et chaleureux, à teinter ou à peindre ;
- le panneau de contreplaqué ou de bois massif, plus contemporain, avec des chants visibles à soigner ;
- l’OSB, solide et bon marché, apprécié pour son aspect brut dans un atelier ou une chambre d’ado ;
- la plaque de plâtre vissée sur l’ossature bois, si vous voulez un mur lisse à peindre.
Pour une cloison ajourée, le chêne ou le hêtre donnent un rendu plus haut de gamme que le pin, mais ils coûtent nettement plus cher au mètre linéaire. Près d’une douche ou dans une pièce humide, choisissez un bois traité pour cet usage et protégez-le avec un vernis ou une huile adaptée.
Monter une cloison bois sur ossature, étape par étape
Le principe ressemble à celui d’une cloison en plaques de plâtre sur rails métalliques, avec des montants en bois à la place. Prévoyez une visseuse, un niveau laser ou un fil à plomb, une scie et des équerres de fixation.
- Repérez les gaines électriques et les canalisations dans le sol, le mur et le plafond avant de percer.
- Tracez la position de la cloison au sol, puis reportez-la au plafond à l’aplomb, avec un laser ou un fil à plomb.
- Fixez la lisse basse au sol et la lisse haute au plafond, en vissant dans les solives ou avec des chevilles adaptées au support.
- Posez un premier montant contre chaque mur, puis les montants intermédiaires tous les 60 cm environ, ou tous les 40 cm sous un lambris fin. Fixez-les aux lisses par des équerres ou des vis en biais.
- Si vous prévoyez une porte, doublez les montants de part et d’autre et ajoutez une traverse en linteau.
- Faites passer les câbles, posez les boîtiers, puis habillez une première face.
- Glissez l’isolant entre les montants, puis fermez la seconde face.
- Terminez par les plinthes, les baguettes d’angle et la finition du bois.
Si vous ajoutez des prises ou un interrupteur dans la nouvelle cloison, confiez le raccordement à un électricien : l’installation doit rester conforme à la norme NF C 15-100, et une erreur peut avoir des conséquences graves.
Cloison bois et isolation phonique : ce qu’il faut savoir
Un lambris de 10 à 14 mm posé sur une seule face laisse passer les conversations sans difficulté. Si la cloison sépare une chambre d’un séjour, l’isolation phonique doit être pensée dès le départ.
Trois leviers marchent bien. Remplir le vide entre les deux parements avec un isolant souple, laine de verre, laine de roche ou laine de bois, sur toute l’épaisseur des montants. Poser une bande résiliente sous les lisses et contre les murs, pour limiter la transmission des vibrations par la structure. Et ajouter de la masse avec un parement plus lourd ou doublé, par exemple une plaque de plâtre sous le lambris.
Une cloison ajourée ou un claustra, eux, ne font rien pour le bruit. Ils gèrent la vue et l’ambiance, pas l’acoustique.
Prix d’une cloison bois : les fourchettes à connaître
Les montants observés en 2026 restent larges, car tout dépend de l’essence, du parement et de la surface. À titre indicatif, pour une cloison pleine :
| Poste | Fourchette indicative |
|---|---|
| Fournitures seules (ossature, parement, isolant) | 30 à 80 € le m² |
| Main-d’œuvre seule | 40 à 70 € le m² |
| Cloison bois fournie et posée | 60 à 120 € le m² |
| Cloison en plaques de plâtre, pour comparaison | 25 à 60 € le m² posée |
La plaque de plâtre reste moins chère, mais elle demande des bandes, de l’enduit et de la peinture. Une cloison en lambris ou en tasseaux est finie dès qu’elle est posée, à part une couche d’huile ou de vernis. Ajoutez au budget une éventuelle porte, la reprise électrique et la finition.
Avant de cloisonner : règles et points de vigilance
Une cloison intérieure non porteuse ne demande ni permis de construire ni déclaration préalable, tant que vous ne touchez pas à l’aspect extérieur ni à la destination du logement. En copropriété, vous restez libre chez vous, mais relisez le règlement si les travaux concernent un mur porteur ou des réseaux communs.
Une cloison légère en bois ne doit rien soutenir. Et ne retirez pas un mur existant sans l’avis d’un professionnel : un mur porteur se traite avec un bureau d’études ou une entreprise de maçonnerie.
Si vous créez une chambre pour la louer, la nouvelle pièce doit rester habitable. Les critères de décence publiés sur service-public.gouv.fr imposent aux pièces principales un éclairement naturel suffisant et un ouvrant donnant à l’air libre. Une chambre sans fenêtre ne remplit pas ces conditions. Pour bien répartir l’espace dans une petite pièce de ce type, nos idées pour aménager une chambre de 9 m² peuvent servir de point de départ.
FAQ cloison bois
Peut-on monter une cloison en bois sans percer le sol ?
Oui, avec un claustra autoportant ou un système fixé par pression entre sol et plafond, monté sur vérins. La tenue est correcte pour une cloison ajourée légère, pas pour une cloison pleine avec porte.
Quelle épaisseur pour une cloison bois ?
Avec des montants de 70 mm et un lambris de 12 mm de chaque côté, on arrive à environ 9,5 cm. Une cloison ajourée en tasseaux peut se limiter à 4 ou 5 cm.
Une cloison bois est-elle moins chère que le placo ?
Pas forcément. Posée par un artisan, la plaque de plâtre revient en général moins cher au m². L’écart se réduit si vous comptez la peinture du placo et si vous montez vous-même une cloison en lambris.
Le bois isole-t-il bien du bruit ?
Pas seul. C’est l’isolant placé entre les deux parements et la désolidarisation des lisses qui font la différence.
Faut-il traiter le bois d’une cloison intérieure ?
Dans une pièce sèche, une finition à l’huile, au vernis ou à la peinture suffit pour protéger des taches. Dans une pièce humide, prenez un bois traité pour cet usage.
Avant d’acheter les matériaux, délimitez la future cloison au sol avec du ruban de masquage et vivez quelques jours avec. Vous saurez vite si la pièce reste agréable, si la porte tombe au bon endroit et si une version ajourée ne suffirait pas.

Emma écrit Oh La Méduse. Elle traîne dans les salons déco depuis l’adolescence, passe ses week-ends à écumer les brocantes et suit de près les chantiers de ses proches. Sur le blog, elle partage ce qu’elle glane sur la maison, la déco, le jardin, la rénovation et l’immobilier, avec des prix réels et des avis francs.